lundi 19 décembre 2016

Perplexus

Le "perplexus" est une sphère fermée dans laquelle se trouve une sorte de labyrinthe coloré. Il s'agit de déplacer la bille à l'intérieur sans la faire tomber, en faisant délicatement tourner la sphère sur elle-même de façon à atteindre la fin du chemin.... 
Dit comme ça, ça semble assez facile... Pourtant, les "pièges" sont nombreux, et une seconde d'inattention suffit parfois pour nous obliger à recommencer...

Il existe plusieurs versions, certaines plus difficiles, d'autres plus interactives (son et lumière pour le perplexus "star wars" par exemple)...




J'utilise beaucoup ce jeu en rééducation : les enfants comme les adultes l'apprécient beaucoup ! 

Outre le plaisir et l'engagement positif qu'il procure, cet outil me permet d'aborder de nombreuses compétences.
  • l'orientation spatiale : se repérer dans le labyrinthe n'est pas forcément une mince affaire, et le fait de tourner et retourner la sphère en permanence n'arrange rien...
  • la coordination oeil/main : il s'agit de suivre la bille des yeux, tout en les mains et les bras en mouvement afin de la faire évoluer dans le labyrinthe, afin de rester acteur dans le jeu.
  • la motricité fine : les mouvements doivent être coordonnés, lents et précis, afin d'avancer sans tomber.
  • l'anticipation : pour savoir où l'on va, il faut garder une vision d'ensemble de la sphère et du chemin tout en surveillant la bille. L'oeil fait donc des allers-retours fréquents entre la bille et le chemin à parcourir, comme pendant la lecture.
  • la planification : si je peux anticiper où je vais, cela me permet de me préparer aux mouvements à mettre en place pour déplacer la bille (dans quel sens tourner la sphère, à quelle vitesse...)
  • l'attention et la concentration : pour réussir il est nécessaire de rester attentif à la tâche à accomplir. Si l'attention se relâche ou se porte sur un bruit parasite par exemple, il devient plus difficile voire impossible de contrôler les mouvements de la bille.
  • la gestion du stress : au fur et à mesure qu'on se rapproche du but, il est possible que la respiration et les battements cardiaques s'accélèrent. Il faut pourtant rester le plus détendu possible pour continuer d'avancer.
  • la persévération : les enfants en difficulté sont parfois tenter d'abandonner au moindre "échec". Avec cet outil ils ne sont pas en compétition avec les copains, ou jugés par une note "sanction" : ils se lancent un défi à eux-mêmes ! Ils ont envie d'y arriver "pour eux-mêmes", pour la fierté de pouvoir dire "je l'ai fait !" Ils ne sont alors plus découragés par le fait d'être obligés de recommencer à chaque chute de la bille.
 

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